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déc 2nd

Méditation de l’Avent du 1er décembre 2020

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En ce premier décembre, 3e jour de l’Avent, nous attendons. Nous attendons la fin du confinement. Nous attendons de revoir nos très proches. Nous attendons aussi la fin de la pandémie, même si cette date est encore lointaine.
Les enfants attendent Noël et les cadeaux. Nous attendons Noël pour les voir ouvrir leurs cadeaux.
Attendre, cela veut dire beaucoup de choses. Attendre, cela peut être équivalent au « jusqu’à quand » du psaume 13 que j’ai médité il y a quelques temps. Vite, que « cela » finisse. Cela étant l’épreuve que nous subissons, quelle qu’elle soit.
Attendre peut signifier immobilisme. On n’en peut plus d’attendre dans la salle d’attente de tel ou tel médecin. On n’en peut plus d’attendre pour revoir ceux qu’on aime en chair et en os.

Et puis, il y a ceux qui n’attendent plus rien. Parfois parce que leur souffrance physique est extrême, parfois parce que leur peine psychique est trop grande. Ne plus rien attendre, n’est-ce pas quelque part déjà la mort ? Celui qui n’attend plus peut-il encore profiter de la vie ?
Mais attendre, cela peut aussi être une période de joie : attendre un enfant par exemple. Certes, on a envie qu’il soit déjà là. Certes, le temps peut être long sur la fin. Mais attendre un enfant est une période de joie parce que cette attente n’est pas passive, elle est attente active : il faut préparer sa venue : vêtements, lit et autre matériel. Et quand on fait soi-même les vêtements, il y a un plus, celui de rendre l’enfant présent à chaque maille, à chaque point. Je le sais, je l’ai vécu trois fois.
Nous attendons beaucoup de choses. Parfois, nous ne savons pas quand cela arrivera, comme la fin de la pandémie ou le retour du Christ. Parfois, le terme de notre attente est plus proche, comme Noël. Quelle que soit notre situation sanitaire, Noël va arriver. Il va arriver vite, dans 24 jours, c’est Noël !

Le peuple qui marche dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de mort une lumière a brillé. (Esaïe 9, 1)

Le peuple israélite souffre, opprimé par ses ennemis. Mais le prophète l’annonce, Dieu va le sauver par la naissance d’un enfant. Le peuple ne sait pas quand, mais la lumière est là, qui prouve que la parole de Dieu se réalisera.

Nous sommes le 1er décembre, 3e jour de l’Avent. Nous attendons Noël. Nous attendons la naissance d’en enfant. Mais cette attente est aussi préparation. Elle n’est pas passive. Cet enfant, il s’agit de l’accueillir. Autrefois, l’Avent était une période de repentance, où on faisait le point sur ce qu’il s’agissait d’améliorer dans nos vies pour mieux recevoir le don de Dieu. Aujourd’hui, nous préférons méditer, partager et nous réjouir à l’avance de cet enfant qui nous est donné. En effet, nous pouvons nous réjouir puisque paradoxalement, nous attendons ce qui est déjà arrivé. Noël n’est que l’occasion de faire mémoire, de rendre vivant à nouveau l’événement qui nous a donné l’enfant une fois pour toute.
Oui, il est déjà là, dans nos vies. C’est lui qui nous aide à transformer toutes nos attentes en attentes actives et joyeuses. C’est parce qu’il est présent dans ma vie, dans notre vie, que nous pouvons traverser ensemble et avec joie les épreuves, y compris l’épreuve de l’attente des meilleurs jours. Nous attendons de nous revoir ? Fabriquons-nous des cadeaux, créons des cartes nous-mêmes pour nos proches, ou écrivons nous-mêmes poèmes ou prières. Chaque fois que je prends mon tricot, je pense à mon fils à qui je le destine et il est présent pour moi. Chaque fois que je commence à écrire une méditation ou une prédication, je vois les visages de chacun de vous. Chaque fois que je reçois un de vos mails de remerciement ou d’encouragement, je suis remplie de joie et de paix. Chaque fois que quelqu’un me propose un cadeau pour le calendrier de l’Avent, je me réjouis de l’amour qui nous unit tous.
Attendre, ce n’est pas toujours notre choix. Comment nous l’attendons le devient et peut, grâce au Christ, transformer notre attente en moment de paix et de joie.
Pasteur Anne Petit

 

 

 

 

 

 

 

 

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