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jan 4th

méditation du mois de janvier

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Savez-vous que jusqu’au 16e siècle, l’année ne commençait pas à la même date dans toutes les régions ? Parfois, elle commençait à Noël, parfois à Pâques, parfois le premier janvier. Dans l’antiquité romaine, elle a varié entre début mars et début janvier.
Cela nous montre que tout cela est bien arbitraire. Et cela ne concerne que notre calendrier commun. De nos jours, les Juifs commencent l’année en automne mais autrefois, elle commençait au printemps. Même les calendriers religieux sont arbitraires !

Janvier, c’est le mois de Janus, le dieu romain aux deux visages. Dieu des commencements et des fins, du passage des portes, il tourne une de ses faces vers l’année passée et l’autre vers celle à venir.

Pour ceux qui sont chrétiens, pas de dieu des portes, mais un Dieu qui a affirmé qu’il était la porte, qu’il était notre porte. (Jean 10, 9a : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé »). Pour franchir à nouveau cette porte et accéder à la liberté qu’il nous donne, il n’est pas besoin d’attendre 365 jours. La porte est toujours là. Elle est d’ailleurs ouverte, nous rappelle l’auteur de l’Apocalypse (Ap 3, 8a : « Voici, j’ai placé devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer »)

Cette porte est accessible à tout moment, pourvu que nous nous décidions à la franchir.
Janus était le dieu du passage des portes. Nous n’avons pas besoin de ce dieu. Le nôtre est présent de chaque côté, comme Janus, mais il n’a qu’une seule face et elle n’est tournée ni vers le passé, ni vers l’avenir. Elle est tournée vers nous. En effet, contrairement aux faux dieux de l’Antiquité, notre Dieu n’est pas immuable, il n’est pas indifférent. S’il ne nous contraint pas, il nous encourage à franchir la porte.
Il est vrai que parfois, sortir, passer le seuil, cela fait peur. Vais-je être contaminée par la maladie ? Vais-je être agressée dans le train ou les couloirs du métro ? Vais-je trouver mon chemin dans cette ville que je ne connais pas ?
Parfois, c’est entrer qui fait peur : dans le cabinet du dentiste, dans le bureau du DRH qui va peut-être me licencier…

Il est vrai que parfois, passer le seuil, c’est un grand pas à faire. Et parfois, on hésite à se lancer dehors, sur le chemin de la foi. Cette liberté-là, en voulons-nous ? Le chemin n’est-il pas trop dur ? N’est-ce pas plus confortable de vivre dans son petit monde bien égoïste ? Et puis, il y a le doute…et si cette porte n’était qu’un mirage ? Si Dieu n’était pas une porte mais un joli conte ?

Il n’y a qu’une seule réponse à toutes ces questions : viens et vois. Passe cette porte et fais un premier pas sur le chemin de Dieu. Tu verras comme il est facile ! Parce que ce pas, tu ne le fais pas seul, le Christ t’accompagne. Tes frères et sœurs te guident et te soutiennent. Ce chemin ne fatigue pas les pieds et il n’épuise pas le marcheur. Au contraire, plus on y avance, plus on se sent rempli de force et de joie.
Et si dans ta marche, tu te trompes de chemin, la porte se dressera à nouveau devant toi. Ton Dieu t’encouragera une fois de plus à la franchir. Tes frères et sœurs te guideront et te soutiendront parce qu’ils savent eux-aussi ce que marcher sur cette route signifie. Ils savent qu’on peut se tromper de chemin mais que l’effort de franchir à nouveau ce seuil pour se retrouver sur la bonne route en vaut mille fois la peine.

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