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mar 4th

Méditation du mois de mars 2021

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J’utilise souvent le site de la Société biblique française lorsque je travaille un texte sur mon ordinateur. Quand j’ai ouvert la page d’accueil en début de semaine, le verset du jour m’a interpelé. « Continuez à prier fidèlement, ainsi vous serez toujours prêts à remercier Dieu » (Colossiens 4, 2 ; traduction Parole de Vie). Interpelée par cette traduction, j’ai vérifié qu’elle était conforme à la version originale, bien que très différente de celle dont j’ai l’habitude.

Ce qui m’a poussée à réfléchir à ce passage, c’est le vocabulaire utilisé par la bible dite « en français fondamental ».  En effet, renoncer au vocabulaire dont nous avons l’habitude nous permet parfois d’être déplacés, interpelés. En changeant de version, je découvre autre chose.

L’auteur termine sa lettre aux Colossiens par quelques exhortations, dont celle-ci. Nous connaissons d’autre passages qui appellent à la prière. En ce temps de Carême, peut-être serait-il pertinent de méditer cette exhortation, qui rappelle celle de Jésus au Golgotha : « veillez et priez ». Mais, à la différence du Golgotha, il n’est pas question de faiblesse de la chair, mais c’est un appel à la persévérance : continuez à prier. Nous ne sommes pas dans un temps de trahisons mais de fidélité.  Il n’est pas question de tentation mais de remerciements, d’actions de grâce.
Pierre et ses amis n’ont pas su prier avec persévérance. Ils n’ont pas su veiller. Pas cette nuit-là en tous les cas. Mais à ceux à qui il est possible de persévérer dans la prière, un cadeau est donné : celui d’avoir des raisons de se réjouir, des raisons de remercier.
Pourquoi ? Qu’est-ce que la persévérance dans la prière nous apporte ? Ma prière est un dialogue entre moi et Dieu. Elle peut être brève (merci Seigneur, ou s’il te plait Seigneur). Elle peut être convenue comme la prière liturgique, qui œuvre dans un ensemble plus vaste et qui n’est efficace que parce qu’elle est partagée. Persévérer, c’est prier plus que cela, se forcer à prier quand on aurait envie de faire autre chose. C’est prier seule, c’est prier n’importe où. Et plus on prie, plus il devient naturel de prier. Au fond, c’est comme lire ou tricoter ou pratiquer un sport. La prière nécessite un entraînement. Elle ne donne pas forcément des résultats tout de suite.
Je disais que la prière était un dialogue. Dieu répond. Parfois, il faut chercher sa réponse. Parfois, il répond d’une manière qui nous surprend. Parfois, sa réponse se fait attendre. Mais persévérer dans la prière, c’est ne pas attendre de réponse pour prier à nouveau. C’est continuer à prier. C’est être attentifs, veiller pour ne pas manquer sa réponse. Alors, les sujets de remerciements arrivent. Tout comme le contenu de nos demandes peuvent varier, les sujets d’action de grâce sont multiples et peuvent d’ailleurs se cumuler : quand je persévère dans la prière, je découvre dans ma vie des raisons de rendre grâce, des bienfaits parfois peu remarqués dans la course de nos jours. Quand je suis attentive à ce que Dieu me dit, la vie prend un sens nouveau. Quand je continue à dialoguer avec le Seigneur, je me sens proche de lui, même quand sa réponse se fait attendre. La prière, c’est comme un compagnonnage, c’est comme une quête d’un trésor dont on découvre parfois une petite partie presque par hasard mais dont on sait que la totalité est tout près, presque à notre portée, de sorte que nous continuons à chercher, à nous rapprocher du but. Merci à Dieu de nous avoir donné la prière pour se rendre proche de nous.

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