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juin 28th

méditation pour l’été

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  Vous qui, autrefois, n’étiez pas un peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, vous avez maintenant obtenu miséricorde. (1 Pierre 2, 10)

 

Celui qui écrit sous le nom de Pierre le fait à une communauté qui est d’origine mélangée. Elle n’était pas « peuple de Dieu ». Un groupe de personnes venues d’horizons divers est devenu un peuple pour Dieu et cela, grâce à la foi au Christ.

Autrefois, ils étaient loin de Dieu, ils n’avaient pas obtenu miséricorde. Le terme grec que l’on traduit par compassion ou miséricorde est un terme très fort, qui touche au salut. Ce n’est pas uniquement de la pitié de la part de Dieu, c’est un don bien plus fort, un don qui relève en même temps qu’il exprime ce souci infini de Dieu pour ses enfants.

Autrefois, ils étaient loin de Dieu, quand bien même ils auraient cru en son existence. Ils étaient loin de lui parce que ni la loi ni les prophètes n’avaient su leur dire cette compassion, cette miséricorde de manière telle qu’elle touche leurs cœurs et transforme leurs vies.
Maintenant, ils ont obtenu miséricorde, grâce à Jésus le Christ qui a su leur montrer le chemin, qui a su les toucher au fond de leur humanité parce qu’il parlait lui aussi avec des mots humains et s’était rendu proche d’eux.

Maintenant, vous avez obtenu miséricorde. Cette proclamation est aussi pour nous. Nous aussi pourrions être considérés du dehors comme un groupe de personnes d’origines diverses, de cultures différentes, mais nous aussi nous nous reconnaissons comme un peuple, ou partie d’un peuple, celui qui a reçu la miséricorde de Dieu.  Maintenant, c’est fait. Ce n’est pas à venir, ce n’est pas à mériter, ce n’est pas à gagner. Maintenant, tout est changé. Celui qui vit de sa foi est passé de la nuit à la lumière. La symbolique biblique est parfaitement compréhensible. Dans l’obscurité, on ne trouve pas son chemin, la vie n’a pas de sens. A la lumière, la route devient visible.

Maintenant, nous avons obtenu miséricorde.  Parfois pourtant, nous vivons comme si nous ne l’avions pas reçue, nous ne reconnaissons plus ses effets dans nos vies alors qu’ils sont pourtant bien présents. En effet, grâce à l’amour de Dieu et à son pardon, notre vie a un sens. Nous savons où nous allons. Quelles que soient les épreuves matérielles – et elles n’ont pas manqué ces derniers mois- nous connaissons le chemin qui mène à Dieu. Jamais nous ne sommes loin de lui. Parfois, l’un ou l’autre se retrouve dans les ténèbres momentanément. Mais il sait que des frères et sœurs vont le guider. En ce moment, tous, nous avons besoin les uns des autres de manière intense, tant nous avons été privés de contacts humains depuis plus d’un an. Mais en réalité, nous avons toujours eu besoin les uns des autres, nous ne nous en rendions pas compte parce que nous vivions cette proximité comme naturelle. Et si nous avons été privés de la présence physique de nos frères et sœurs, tous, nous avons tenté de rester au mieux en contact parce que nous sommes frères et sœurs. En effet, parce que nous avons obtenu miséricorde, nous sommes appelés à prendre soin les uns des autres. Et chaque fois que nous le faisons, un pas vers le Royaume est accompli. Chaque fois que nous prenons soin de ceux que l’été isole, nous marchons dans la lumière. Chaque fois que nous accueillerons avec joie de nouveaux visages à la rentrée, nous rendrons manifeste la miséricorde que nous avons reçue en abondance.

 

 

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