Vie de l'Eglise

oct 26th

LA LITURGIE. Prolégomènes : le culte

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On ne peut pas parler de liturgie sans parler de culte. La première des choses à rappeler est une évidence : notre culte n’est pas né de rien. C’est de la messe qu’il dérive, à partir de la toute première adaptation qu’en a fait Luther avec sa  Deutsche Messe ou Messe allemande.

 

Les spécialistes déclinent le sens du culte en 5 points.

 

-         Le culte est service

Revenons un moment à la langue allemande où le culte se dit Gottesdienst : le service de Dieu. Service de Dieu aux humains ou service des humains à Dieu ? L’ambiguïté du terme est féconde théologiquement. Le culte est d’abord service que Dieu rend aux hommes avant d’être service des hommes rendu à Dieu, réponse à cette initiative divine.
Nous voyons dès ce premier point que ce qu’on accomplit chaque dimanche doit être porteur de sens.   Il y a certes des traditions et des sensibilités différentes, mais l’ordonnancement du culte dominical doit rendre compte du double service qui y est rendu.

Or nous savons tous que la prédication est au centre de nos services mais bien souvent nous oublions que la liturgie n’est pas un simple emballage pour cette prédication, ni même une mise en condition, mais qu’elle est également porteuse d’une parole pour nos vies.

 

-         Le culte offre la présence de Dieu.

Il réalise au travers de la liturgie et de la prédication ce qu’il représente. Cette présence n’est cependant offerte que s’il y a rassemblement de la communauté. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt18, 20). L’atmosphère toute particulière que les fidèles ressentent lors des assemblées dominicales provient de cette présence du Seigneur au milieu d’eux. La communion fraternelle vécue lors des cultes est elle-même source de ressourcement. On pourrait la comparer au bien-être ressenti après une réunion de famille qui s’est harmonieusement déroulée. La comparaison est logique : lors du culte, nous entrons tous ensemble en dialogue avec notre Père.

 

 

-         Le culte est à vivre à la fois comme inscrit dans la vie quotidienne et comme temps de la fête interrompant les activités et le temps ordinaires.

 

En effet, le culte est fête, réunion de la famille de Dieu qui, tous les dimanches, célèbre la résurrection du Christ. Cependant, le culte s’inscrit également dans la vie quotidienne.  Le temple n’est pas un endroit consacré. On peut y manger, y jouer, y pratiquer des activités diverses. Une de ces activités est le culte dominical. Ce temps que nous réservons à la louange et l’écoute de la Parole est aussi un temps qui s’inscrit dans nos agendas hebdomadaires.

 

-         Le culte ouvre la communauté présente à la grande « communion des saints » au-delà de l’espace et du temps.

Les saints, ce sont les chrétiens, ceux qui sont mis à part par et pour Dieu. Lorsque nous célébrons le culte, nous nous inscrivons dans la suite des générations de chrétiens de tous les lieux et de tous les temps. En particulier, la liturgie de la Sainte Cène et le Notre Père nous inscrivent profondément dans cette communion des saints. Nous sommes pleinement conscients à ces moments de « la nuée de témoins » qui nous ont précédés.

 

-         Le culte est enfin édification de la communauté : il redit les dons et les promesses de Dieu et nourrit la vie quotidienne.

Le culte est le lieu où advient l’Église du Christ mais ses effets s’inscrivent au cœur de nos vies. Le culte ressource pour toute la semaine. La prière, la communion fraternelle, la prédication nourrissent la vie quotidienne du croyant. Cela n’est possible que parce que la vie s’inscrit  dans nos cultes. C’est au plus profond de nos existences que la Parole de Dieu nous rejoint. Notre vie quotidienne prend un sens différent grâce à la Bonne Nouvelle proclamée pendant le culte. Le regard que nous portons sur le quotidien en est transformé.

 

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